
🟣COMMUNIQUÉ
Paris, le 24 novembre 2025
Violences faites aux femmes : le CIDFF de Paris dispose de moyens insuffisants pour répondre aux besoins réels
À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le CIDFF de Paris lance un cri d’alerte : faute de soutien financier renforcé dans les années à venir, les associations d’accompagnement et de protection des femmes victimes de violences, comme le CIDFF de Paris, ne pourront répondre aux besoins accrus des personnes.
En 2024, le CIDFF de Paris a enregistré une hausse de plus de 18 % des demandes de rendez-vous par rapport à 2023. Parmi celles-ci, 88 % concernaient des situations de violences sexistes et sexuelles. Ces chiffres révèlent une réalité préoccupante : le nombre de victimes sollicitant l’accompagnement d’une association ne cesse d’augmenter, tout comme leurs besoins.
De plus depuis l’accord du 4 juin 2024, l’extension de la prime Ségur aux salariées du CIDFF a entraîné un déséquilibre budgétaire majeur. En effet, cette revalorisation n’avait pas été anticipée dans le financement accordé à notre association, entraînant une situation financière particulièrement tendue. En 2025, si le CIDFF a obtenu un soutien financier complémentaire de l’Etat, l’absence d’engagement pluriannuel pour une compensation durable fait craindre une situation financière incertaine pour les années à venir.
Notre engagement est total, mais nos équipes ne peuvent continuer à travailler sans des moyens à la hauteur des besoins.
Le CIDFF de Paris appelle l’État à garantir un financement pérenne et suffisant pour assurer la continuité de ses actions d’accès aux droits, d’autonomie et de lutte contre les violences faites aux femmes. Ce financement serait également une reconnaissance de la massification des violences dont sont victimes les femmes et de l’ensemble des répercussions qu’elles ont sur leur vie.