Les femmes de plus de 60 ans sont souvent oubliées de la lutte contre les violences faites aux femmes. Pourtant l’âge rend plus vulnérable : perte de revenus, isolement social, maladie, dépendance accrue à l’égard du conjoint, peur de la solitude, crainte d’une précarisation des conditions de vie, …
22% des victimes de féminicides ont plus de 60 ans. Pourtant elles ne sont que 11% des personnes appelant le 3919 et 4% des victimes qui portent plainte pour violences conjugales.
Bien que nombreuses, les femmes séniores victimes de violences conjugales sollicitent rarement de l’aide. Elles sont moins informées sur leurs droits, éloignées des structures de soin et d’accompagnement.
Les professionnel·le·s travaillant aux cotés des sénior·e·s sont peu formé·e·s et mal outillé·e·s pour détecter ces violences. Ils et elles se sentent en difficulté pour repérer et orienter ces femmes.
Fort de ce constat, le CIDFF de Paris lance un projet novateur pour mieux comprendre les spécificités des violences conjugales dans les couples séniors et mieux accompagner les femmes de plus de 60 ans victimes de ces violences.

